A ce que me dit mon psy, je devrais me lâcher plus souvent… c’est bon pour la santé mentale parait-il ! Donc, voilà : un petit coup de gueule de la part d’un fabriquant contre les revendeurs d’objets publicitaires qui cherchent à vous vendre des moutons à 5 pattes et des tour Eiffel en 3 jours !
Pour le fabriquant ou l’importateur, le revendeur d’objets pub est souvent source de forte irritation, voir souvent de névrose lourde ! D’une part par sa méconnaissance parfois complète des contraintes de fabrication, de part son manque de précision dans des demandes floues mais surtout via sa capacité à vendre ce qui n’existe pas !
- La demande de prix
Par définition, la demande de prix du revendeur français est toujours urgente et absolument pas précise. J’ai longtemps travaillé avec les revendeurs de l’Europe entière et celà me donne le droit, non de les juger mais en tous cas de les comparer. Là ou l’allemand ou l’anglais vont être net et précis sur leurs besoins et ceux de leurs clients, les français vous présentent une demande qui a souvent plus l’air d’une devinette : Il manque presque toujours des informations cruciales comme la quantité, le nombre de couleurs d’impression ou les dimensions. De surcroît, lorsque vous appelez le revendeur pour obtenir des précisions sur une cotation importante, vous vous rendez compte qu’il ne sais même pas pour quel type d’évènement ou opération son client souhaite utiliser l’article en question.
Si par hasard et bien plus souvent par chance vous avez enfin obtenu les renseignements nécessaires et envoyé le devis, apellez donc une semaine plus tard pour demander ce que son client pense du devis : La plupart du temps, il n’en saura rien car ayant égaré le papier ou pas même pris le soin de s’assurer du retour de son client !
- La commande
Enfin ! C’est le grand moment : Le revendeur vous envoie sa commande. S’il s’agit d’un partenaire avec qui vous travaillez régulièrement, tout va bien.. mais s’il s’agit d’une première commande, il va vous expliquer qu’en plus de son fournisseur, il voudrait vous élire comme son banquier occasionnel et ainsi, vous régler à 30 jours, ce qui voudra dire qu’il ne payera qu’après 60 jours de toute évidence !
- Le fichier pour l’impression
Le revendeur aura pris soins de vous envoyer un micro fichier .jpg, récupéré sur le site internet de son client, avec lequel il vous demandera de faire une impression parfaite. Parcequ’évidement, malgré ses X années de métier, il ignore toujours qu’il faut fournir un fichier de qualité pour obtenir une impression du même ordre !
- Le bon à tirer
Après différentes explications, imaginons que vous obteniez enfin un fichier acceptable. Dans ce cas, vous adressez le “bon à tirer” au revendeur. Une fois sur deux il y aura des modifications ou ajouts importants, simplement parce que ce “professionnel” n’aura pas bien pris note de l’éventail complet des besoins de son client !
- L’expédition et la livraison
C’est ma partie préférée : En admettant que le revendeur francais vous ait fourni une adresse de livraison complète, vous allez expédier les marchandises… CHEZ LUI! ! Etrange ? Pas tant que celà, sachant que sur le marché français, personne ne fait confiance à personne ! Ainsi, il ne faut surtout pas que le fabriquant connaîsse l’adresse du client final sinon il va forcément le voler à son revendeur ! Voilà là un bel exemple de temps et l’argent perdu puisque il va falloir que le revendeur réexpédie les marchandises vers son client, quand il le pourra ! Il est triste de voir qu’au contraire d’autres pays ou une relation de confiance entre le revendeur et le client final ainsi qu’un contrat entre le premier et son fabriquant assure fidélité et régularité, en France, on privilégie de perdre un temps précieux ! Par expérience, je sais que les revendeurs Allemands font toujours livrer les marchandises directement chez leurs client… Voilà peut-être un modèle à suivre !
Lire aussi :
A quoi sert un revendeur d’objets publicitaires ? ( Gentil )
Comment foutre en l’air une commande d’objets Pubs! (humor)
Que serait un monde sans objets publicitaires ! (1/5) (Fiction)









le 26/06/2009 à 22:02
Je travaille au service marketing d’un grand groupe français, malheureusement la caricature que vous faites est bien réelle en France. Ce métier fourmille de rigolos incapables de comprendre nos besoins.
le à 22:02
Je suis d’accord avec toi Clotilde, le problème est que comme tu le dis, “Ce métier fourmille de rigolos incapables de comprendre nos besoins” et, ces “rigolos” font de l’ombre à des sociétés sérieuses, pour lesquels il est dur de regagne la confiance d’un acheteur mécontent.
Le choix de son “partenaire marque” est important et n’est pas à prendre à la légère, plusieurs critères permettent cependant de faire un tri simple et efficace.
1./ La société est-elle uniquement capable de te présenter un catalogue de produit ou un panel de solutions adaptables.
2./ La société peut-elle t’envoyer des exemples concrets de réalisations.
3./ La société te présente t’elle une solution ou juste un prix ?
Il faut juste se poser les bonnes questions pour savoir si tu es en face d’un “partenaire marque” ou juste d’un “marqueur d’objet”, tout dépend ce que tu recherches.
le à 22:02
je vois que vous avez été traumatisé par des revendeurs!!
je suis revendeur, et c’est exactement la caricature que l’on pourrait faire de certains de nos clients (surtout agence de pub – agence de communication…) ou nous sommes que des machines à faire des devis…
je trouve votre caricature très intéressante et cela ne se passe pas comme ça chez moi..
A bon entendeur!!
le à 22:02
je suis entièrement d’accord avec Verrier.
je suis aussi revendeur, et en lisant votre article, c’est la description parfaite de beaucoup de clients et surtout d’agence de pub et de com qui veulent des devis tout de suite pour préparer leur budget pour des opérations qui auront peut-être lieu dans 6 mois…
Quand on ne répond pas suffisamment vite à leurs demandes on ne peut plus FLOUES, ils vous relancent 5 fois dans la même journée.
Et une fois que l’on a fait le devis, on entend plus parler d’eux…
Et si on les relance, on les dérange, ils n’ont toujours pas de retours de leur client…
Et nous on passe pour des incompétents vis à vis de nos fournisseurs les importateurs.
Personnellement, je ne réponds plus que très rarement aux demandes des agences de com’ et agence de pub.
Je crois que cette analyse reflète d’avantage la réalité.
le à 22:02
MHH, je vois que vous vous envoyez tous la balle haha ! Va valoir déterminer qui est à l’origine du problème, le client, l’agence, le revendeur ou le fabricant !
Mon expérience dans le domaine est toute de même que beaucoup d’agences et clients n’ont pas une idée du prix d’un objet publicitaire imprimé. Très souvent ils s’attendent à des budget rédiculement bas. Ce problème peux être évincé par les revendeurs en mettant sur leurs sites des budgets exemples pour les produits phare.
Doc Logo
le à 22:02
Merci Nutella pour ton analyse de la situation. Je suis moi-même revendeur, et suis totalement d’accord avec toi. Ce qui est dramatique pour nous c’est que ce phénomène se reproduit également avec les clients de type club sportif.
Tu mets un temps fou a joindre la bonne personne, qui te reçoit avec de nombreux acolytes qui n’ont qu’une envie : se farcir un vendeur !!! Tout ca pour te faire une demande de prix (c’est ce qu’ils cherchent en principe). Un conseil ? Non, ils connaissent toujours parfaitement tous les types de personnalisation.
Pour ce qui est de la réponse au devis tant attendu … Il n’ont jamais le tps de voter le projet en réunion. Et puis un jour, tu apprendras qu’ils ont concrétisé avec l’un de tes concurrents qui leur a fait le plus beau cadeau de leur vie : Une sacoche d’une valeur d’environ 3.50€ !!!
Nous faisons un métier merveilleux.
le à 22:02
Je me permets de répondre car je trouve cet article trop caricatural
- “Par définition, la demande de prix du revendeur français est toujours urgente et absolument pas précise” : la caricature à son extrême, c’est le jeu mais je la trouve limite…
- “Une fois sur deux il y aura des modifications ou ajouts importants, simplement parce que ce “professionnel” n’aura pas bien pris note de l’éventail complet des besoins de son client !” : c’est certes vrai, mais le client peut aussi trouver le rendu décevant, changer d’avis…c’est lui qui reste l’acheteur final, c’est avec sa commande que je vais pouvoir régler mon sympathique et aimable fournisseur, certes à 30 ou 60 jours, mais quand même…voila pourquoi je préfère faire les BAT en interne, pas de perte d’infos et pas de fournisseurs râleurs, je fais refaire le BAT 10 fois si il le faut mais au moins je suis sur d’avoir fais le maxi pour mon client et d’avoir répondu à ses besoins, je lui impose pas quelque chose, je le guide…
- “il va vous expliquer qu’en plus de son fournisseur, il voudrait vous élire comme son banquier occasionnel et ainsi, vous régler à 30 jours, ce qui voudra dire qu’il ne payera qu’après 60 jours de toute évidence !” : La plupart des clients nous règlent à 30 jours voir plus, il me parait pas totalement illogique de reporter également le règlement du grossiste, vous parliez de confiance ? Seulement dans un sens apparemment.
-”vous allez expédier les marchandises… CHEZ LUI! Étrange” : pas spécialement, il est difficile d’indiquer une horaire de livraison précise avec les transporteurs, en la recevant dans mes locaux je peux contrôler la marchandise (la confiance n’exclue pas la vérification) appeler mon client pour lui indiquer l’heure de réception précise et faire travailler mon livreur (que je peux joindre n’importe quand directement).
Si par malheur il y a un problème de marquage, de qualité, de quantité. Je préfère avertir mon client avant et ne pas attendre son coup de fil après la livraison et l’apprendre à ce moment la …mais vous avez raison c’est certainement un manque de confiance et de professionnalisme caractérisé.
Enfin si vous avez marquez le produit, vous connaissez le client final, vous pourriez donc le démarcher ultérieurement, ce n’est donc pas une question de confiance, mais de service, il me semble que c’est un minimum.